Burundi : 10 nouveaux ministres au gouvernement

Après avoir nommé un nouveau premier ministre ce mardi, 5 août 2025, le président Evariste Ndayishimiye a désigné d’autres membres du gouvernement le même jour. C’est un remaniement ministériel caractérisé par la fusion de certains ministères et la migration de certains départements d’un ministère à l’autre. Composé de nombreux nouveaux visages, le nouveau gouvernement garde tout de même quatre membres du gouvernement démissionnaire. (Le Mandat)

En remplacement de l’ancien premier ministre Gervais Ndirakobuca devenu président du sénat, Nestor Ntahontuye venait de passer plus de 7 mois à la tête du ministère en charge des finances. Nestor Ntahontuye est, donc, le nouveau chef du gouvernement.

Marie Chantal Nijimbere, elle, a été nommée ministre de la défense nationale et des anciens combattants. Elle était jusqu’ici ministre en charge du commerce. Présentée comme membre de la société civile, Marie Chantal Nijimbere a dirigé trois ministères en l’espace de cinq ans. De juin 2020 à décembre 2024, elle était la patronne du ministère en charge de la communication et des médias. Son ministère est parmi les plus financés malgré la stabilité sécuritaire déclarée régulièrement par le président Evariste Ndayishimiye et son parti, le CNDD-FDD. Avec plus de 10 % du budget global 2025-2026, le ministère de la défense et des anciens combattants occupe la troisième place après le ministère en charge des finances et celui de l’éducation nationale et de la recherche scientifique.

Dr Lydwine Baradahana a gardé sa fonction à la tête du ministère de la santé publique. Elle occupe ce poste depuis le mois d’octobre 2023.

Le ministre de l’éducation nationale et de la recherche scientifique Dr François Havyarimana a également été reconduit à son poste qu’il occupe depuis mars 2021.

Nouveaux visages

Le ministre de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique c’est Léonidas Ndaruzaniye. Il remplace Martin Niteretse devenu député.

Le ministère de la justice, des droits de la personne humaine et du genre est dirigé par Arthémon Katihabwa. Son ministère représente la fusion du ministère de la justice dirigée auparavant par Domine Banyankimbona et de celui de la solidarité nationale, des affaires sociales, des droits de la personne humaine et du genre dirigé depuis juin 2020 par Immelde Sabushimike actuellement sénatrice.

Le ministre actuel des affaires étrangères, de l’intégration régionale et de la coopération au développement c’est Edouard Bizimana. Il est en charge des affaires étrangères et de la Coopération au Développement gérées auparavant par Albert Shingiro et des Affaires de la Communauté Est Africaine gérées auparavant par Gervais Abayeho, aujourd’hui député à l’assemblée nationale.

Alain Ndikumana occupe le poste de ministre des finances, du budget et de l’économie numérique.

Le ministre des ressources minières, énergétiques, de l’industrie, du commerce et du tourisme c’est Dr Hassan Kibeya.

La ministre de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage c’est Calinie Mbarushimana. Elle remplace Prosper Dodiko qui occupait ce poste depuis octobre 2023.

Le nouveau ministre des infrastructures, des logements sociaux, des transports et de l’équipement c’est Jean Claude Nzobaneza.

Le ministre du travail, de la fonction publique et de la sécurité sociale c’est Gabriel Nizigama. L’ancien ministre en charge de la sécurité publique, lieutenant général de police Gabriel Nizigama remplace Venuste Muyabaga qui occupait ce poste depuis octobre 2023.

La ministre de la jeunesse, des sports et de la culture c’est Lydia Nsekera. L’ancienne présidente de la Fédération de Football du Burundi (FFB), Lydia Nsekera dirigeait actuellement le Comité National Olympique (CNO).

Le ministre de la communication et des médias c’est Gabby Bugaga. L’ancien journaliste de la RTNB était chargé de la logistique électorale et des approvisionnements au sein de la Commission électorale nationale indépendante depuis décembre 2023. Gabby Bugaga remplace Léocadie Ndacayisaba qui siège actuellement au Sénat.

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Devant le président de la République et devant les deux chambres du parlement, les nouveaux ministres ont prononcé le serment prévu par l’article 138 de la Constitution :

« Devant Dieu le Tout-Puissant, devant le Président de la République, devant le Parlement, moi …, je jure fidélité à la Charte de l’Unité Nationale, à la Constitution et à la loi. Je m’engage à consacrer toutes mes forces à défendre les intérêts supérieurs de la nation, à promouvoir l’unité et la cohésion du peuple burundais, la paix et la justice sociales dans l’accomplissement des fonctions qui me sont confiées. Je m’engage à combattre toute idéologie et pratique de génocide et d’exclusion, et à promouvoir et défendre les droits et libertés de la personne et du citoyen. »