A Genève, la Tanzanie a haussé le ton face au faible rythme de rapatriement des réfugiés burundais, laissant planer la menace d’une mesure radicale : la cessation du statut de réfugié. Le pays hôte estime que la paix et la stabilité sont rétablis au Burundi. (Le Mandat)
S’exprimant mardi à la 76ᵉ session du Comité exécutif du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le représentant tanzanien a déclaré que son gouvernement pourrait activer la clause de cessation si les efforts de rapatriement n’apportaient pas de résultats concrets.
« Nous invoquerons la cessation pour les réfugiés burundais en Tanzanie si nous ne sommes pas satisfaits de l’impact de la promotion du rapatriement volontaire », a-t-il déclaré, précisant que seuls 1 640 Burundais sont rentrés chez eux au cours des huit derniers mois.
La Tanzanie abrite actuellement plus de 150 000 réfugiés burundais, pour la plupart installés depuis la crise politique de 2015. Les autorités prévoient de détailler les modalités de la mesure envisagée en novembre prochain lors d’une réunion tripartite avec le Burundi et le HCR.
De son côté, le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a appelé la Tanzanie à privilégier le dialogue dans le cadre des consultations tripartites. Il a également invité le gouvernement burundais à redoubler d’efforts pour convaincre ses citoyens en exil de regagner le pays.
