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| Durban, Denis Hurley Centre, Le 16 mars 2019 |
Ce jour-là, la police a dispersé les membres de cette coalition à coups de balles réelles et de gaz lacrymogènes après avoir bloqué leurs véhicules dans la localité de Kajaga.
Certains membres de l’Alliance des Démocrates pour le Changement dont les femmes ont également été passés à tabac par les policiers. Euphrasie BIGIRIMANA du FRODEBU, Marina BARAMPAMA de l’UPD et Rose HAKIZIMANA du MSD ont eu du mal à se relever après les coups de bâtons et de bottines leur infligés par les policiers.
»C’est moi qui portais Marina BARAMPANA sur le dos avant de me faire arrêter. », précise G.H.
Plusieurs membres de l’ADC-Ikibiri dont G.H ont été arrêtés à Kajaga.
« Les policiers m’ont arrêté à Gatumba et m’ont directement conduit dans les cachots de la documentation à Bujumbura. J’étais avec un certain Emmanuel, qui n’est plus de ce monde, et une fille membre du MSD », indique G.H qui ajoute que tous les trois étaient détenus dans des cellules différentes.
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Ce Burundais résidant à Durban précise que le lendemain, le ministre de l’intérieur de l’époque Edouard NDUWIMANA s’était rendu dans les cachots du Service National de Renseignement. « J’étais menotté lorsque les agents du SNR m’ont sorti de ma cellule et m’ont présenté à Edouard NDUWIMANA. Voici l’un des garçonnets qui faisaient la marche-manifestation là-bas, lui ont indiqué. », rapporte ce membre de l’opposition burundaise.
« Je me souviens très bien que c’était un lundi parce que l’on nous avait arrêté dans la journée de Dimanche. Heureusement qu’un agent du SNR qui me connaissait m’a, ensuite, permis de m’évader. », explique G.H.
La conversation originale, selon G.H
Selon G.H, un agent du SNR avait dit à Edouard NDUWIMANA : « Aka ni ka gahungu kari muri ba bahungu bariko baragira manifestation hariya ».
Et, selon toujours G.H, le ministre de l’intérieur Edouard NDUWIMANA avait répondu : « Ni mumutware mu kibanza kimubereye. »
Ce Burundais exilé à Durban pense qu’Edouard NDUWIMANA venait de donner l’ordre de l’exécuter.

